EDITO DE LA SEMAINE

3ème dimanche du temps ordinaire – Marc 1, 14-20

EVANGILE – Marc 1, 14-20

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis :

le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit :

« Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

PSAUME

R/ Seigneur, enseigne-moi tes chemins. (24, 4a)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

DEUXIEME LECTURE

« Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 29-31)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,

je dois vous le dire : le temps est limité.

Dès lors,

que ceux qui ont une femme

soient comme s’ils n’avaient pas de femme,

ceux qui pleurent,

comme s’ils ne pleuraient pas,

ceux qui ont de la joie,

comme s’ils n’en avaient pas,

ceux qui font des achats,

comme s’ils ne possédaient rien,

ceux qui profitent de ce monde,

comme s’ils n’en profitaient pas vraiment.

Car il passe,

ce monde tel que nous le voyons.

– Parole du Seigneur.

DEMEUREZ EN MOI !

Où demeures-tu ?  C’est ainsi que commencent bien des histoires d’amour. La curiosité conduit à s’intéresser à l’autre, à le situer pour mieux le connaître. Une rencontre peut faire naître le désir de découvrir ce qui fait la beauté d’une personne. Ainsi deux histoires peuvent se conjuguer pour porter le fruit de l’amour.

Demeurer c’est d’abord habiter un lieu et bénéficier d’un abri. Mais le verbe demeurer suggère aussi une permanence dans le temps. Il ne s’agit pas seulement d’habiter mais aussi de durer. C’est ce que nous propose Jésus aujourd’hui. L’ayant accueilli dans l’histoire humaine à Noël nous nous réjouissons qu’il demeure avec nous. Mais il nous propose davantage encore : c’est en lui qu’il nous appelle. Non pas à côté mais dans l’intimité de son amour. Nous sommes invités à faire de lui notre habitation, notre abri, notre durée et notre joie.

Et il ajoute que lui vient demeurer en nous. Il nous considère comme sa demeure. Nous l’intéressons tellement qu’il nous exprime son désir d’être à notre tour son abri en lui permettant une habitation de bonheur. Car c’est cela qui est important : c’est pour la joie et le bonheur que Dieu nous offre cette cohabitation d’être.

Dans cette Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens nous recevons le désir de Jésus comme une chance de vivre ensemble. Habiter en lui c’est y rencontrer nos sœurs et nos frères de toutes les traditions et confessions qui, elles et eux aussi, demeurent en lui. Il y a donc un monde fou : divers et varié pour manifester au monde la totalité de l’amour de Dieu. Dieu a besoin de nos diversités et de nos histoires multiples pour habiter pleinement ce monde. Son amour demeure et nous offre un abri, et il demeure parce qu’il est inscrit dans la durée. Universalité et éternité sont les deux dimensions de l’amour du Père. Soyons curieux les uns des autres, invitons-nous mutuellement pour découvrir nos demeures et ainsi mieux nous connaître et nous aimer.

La générosité de la vigne évoquée par Jésus nous conduit à nous réjouir de goûter ensemble le fruit produit en abondance. Ainsi reliés et plantés dans le cœur de Dieu nous pouvons laisser monter en nous la sève de son amour pour que germe en ce monde une fraternité universelle. 

Bienvenue les sœurs et les frères à la bien nommée Sainte-Famille !

                                                                                       Philippe Matthey

PREMIERE LECTURE

« Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jon 3, 1-5.10)

Lecture du livre de Jonas

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :

« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,

proclame le message que je te donne sur elle. »

Jonas se leva et partit pour Ninive,

selon la parole du Seigneur.

Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :

il fallait trois jours pour la traverser.

Jonas la parcourut une journée à peine

en proclamant :

« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »

Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.

Ils annoncèrent un jeûne,

et tous, du plus grand au plus petit,

se vêtirent de toile à sac.

En voyant leur réaction,

et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,

Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

– Parole du Seigneur.