EDITO DE LA SEMAINE

Dimanche 25 octobre 2020    30ème dimanche ordinaire 

Matthieu 22, 34-40

« Me voici : envoie-moi ! » 

PRIERE DU MOIS DE LA MISSION UNIVERSELLE 2020

 Seigneur,

Partout, tu nous appelles à te succéder,

en Guinée, en Suisse et dans le monde entier.

Tu nous fais confiance pour être tes envoyés.

Cela nous remplit de gratitude et de joie.

 Rends-nous capables de discerner ton appel.

Aide-nous à faire le premier pas

avec confiance et amour.

Donne-nous la force d’accomplir notre mission,

pour que notre effort porte des fruits

et soit source de bénédiction.

Accorde-nous la fermeté de Gobu Yaza*,

la sagesse et l’humilité de Saint Nicolas de Flüe,

pour que, comme Isaïe, chacun de nous se lève

et réponde à ton appel : « Me voici : envoie-moi ! »

Protège-nous et guide-nous dans notre cheminement,

pour qu’ensemble, en Guinée, en Suisse et dans le monde entier,

nous puissions être, parmi nos frères et sœurs, tes témoins.

Nous le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

* Gobu Yaza, catéchumène guinéen ayant subi le martyre en 1927 à Kabiéta.

Cette prière a été écrite conjointement par Missio Guinée et Missio Suisse.

Nous la dirons ensemble en action de grâce à l’envoi des messes de ce mois d’octobre. Qu’elle guide notre engagement à témoigner du Christ là où nous vivons !

UN POUR TOUS !

Il est dans notre nature de chercher ce qui est le plus grand, le meilleur, le plus fort… le plus… tant d’autres choses. C’est une manière de valoriser ce qui est important pour nous. Pour autant qu’on ne l’utilise pas pour dominer l’autre mais pour soigner le lien avec lui. Pas étonnant donc qu’un spécialiste de la loi cherche à engager Jésus dans cette chasse au record.

Quel est le plus grand commandement ? On comprend bien qu’il faille faire le tri parmi les 613 articles de la loi de Moïse. Avec le danger d’établir une liste de règles casuistiques et contraignantes qui n’ont plus d’autre visée qu’elles-mêmes. 

Jésus vient nous dire qu’avec Dieu, on n’est pas dans le calcul de ce qu’il faut faire pour être en règle mais dans la gratuité de l’amour qui donne à la vie un sens et une direction ; celle de l’Autre, celle des autres. S’il y a compétition c’est pour faire gagner l’amour. « S’il me manque l’amour, je ne suis rien ! » Cette parole de Paul aux Corinthiens nous engage à la suite de Jésus comme elle engage tant de couples qui la choisissent pour leur mariage.

Jésus ne tombe pas dans le piège qui lui est tendu de renier la loi, mais il nous conduit à en saisir l’esprit et non seulement à le saisir mais à le vivre. Et si l’on entre dans la logique de l’amour, comme il nous y engage, nous découvrons que l’amour de Dieu et l’amour de l’autre, c’est la même chose. L’humain n’est-il pas créé à l’image de Dieu ?

Ainsi, Dieu et le prochain, ce sont les deux faces du même visage : être fils de Dieu, c’est être frère des hommes et réciproquement. C’est tellement vital que la recommandation de Jésus devient le commandement de l’amour : l’unique qui contient tous les autres. La loi ce n’est plus un article, c’est un sujet, l’autre à aimer !

Ainsi la loi de l’amour conduit le monde pour que nous soyons tous rassemblés dans le cœur du Père : Que ton règne vienne ! Non seulement cette loi n’est pas contraignante, mais encore elle est libératrice ! A sa façon le pape François nous le redit dans son encyclique « Fratelli Tutti ! »  Regarder l’autre comme une sœur, un frère ; ça change la vie !                      

Philippe Matthey

ÉVANGILE

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

    En ce temps-là,
    les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout
ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements
dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »